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Taforalt
Taforalt c'est à l'origine un petit village Marocain d'où est originaire Mustapha Bouterfass dit « Mouss » ,auteur-compositeur-interprète.
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> Maghreb
> Auteur Compositeur
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> France métropolitaine
Si vous aimez...
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> Zebda
> Idir

Taforalt

Taforalt

Label : Taforalt - Copyright : Taforalt - Date de sortie : 2013--
Styles : World Chanson Maghreb Auteur Compositeur
Promo Fan
Prix : 10.00 €
Cet album contient du contenu numérique (livret, photos...)
extrait non disponible Porteur d'eau 03:34 Ajouter
extrait non disponible The a la menthe 02:55 Ajouter
extrait non disponible Petite princesse 03:41 Ajouter
extrait non disponible Danse 04:52 Ajouter
extrait non disponible F had denya 04:52 Ajouter
extrait non disponible Taforalt 04:45 Ajouter
extrait non disponible Zoufri 03:41 Ajouter
extrait non disponible Sahraoui 03:04 Ajouter
extrait non disponible Mefie toi 04:17 Ajouter
extrait non disponible A notre mere 04:28 Ajouter
Taforalt vole au-dessus des frontières, ses chansons tissées et métissées nous invitent au voyage. Des paroles festives, populaires, parfois humoristiques, parfois engagées et toujours
pleines de vie nous plongent dans un univers chaleureux…Celui de Taforalt , nom d'un petit village Marocain. Chanté en français et en berbère, Taforalt est une rencontre culturelle et musicale
pleine d'émotions.
Taforalt c'est à l'origine un petit village Marocain d'où est originaire Mustapha Bouterfass dit « Mouss » ,auteur-compositeur-interprète. L'enthousiasme du public lors de premières parties telles que celle de Zebda ou L'Ochestre National de Barbès donne un tournant à sa vie artistique et confirme la naissance de Taforalt. Après de nombreuses expériences scéniques et collaborations avec d'autres musiciens, il décide de réaliser le premier album de Taforalt. il auto-produit chaque morceaux, tissant avec goût les arrangements afin d'obtenir l'essence et le son de chaque composition.
Les paroles de ce premier album, porté par la voix douce et chaleureuse de Mustapha, raconte un voyage entre l'Orient et l'Occident. La musique nous entraîne dans une fusion variée et envoûtante dans laquelle se marient la guitare, le violon, les percussions latines, la basse…
Taforalt sort son premier album éponyme afin de diffuser sa musique et de la faire vivre sur scène. Que Taforalt se produise en solo, duo ou plus, les frontières entre la chanson française et la musique du monde sont ouvertes au moins pour le temps de l'écoute…

Extrait d'interview:

HYPE Le webzine amateur des artistes amateurs
Taforalt, prince des mots
Texte : Sofia BABANI

Bonjour Mouss, et si vous commenciez par
nous parler de vos débuts ?

Mes débuts dans la musique, ont commencé au
CLC (local associatif) à Salbris là où j’ai grandi (Loir
et cher), on avait monté un trio (une batterie, une
guitare et deux chants). Nous nous sommes inscrits
au tremplin JMF et nous voilà sélectionnés et
sur les planches du cirque d’hiver à Paris.
De là je me suis dit : je sais ce que j’ai envie de
faire de ma life.
Mes premières compos, étais surtout basé sur
l’Amour.
Par la suite, crise d’adolescence oblige, me voilà de
plus en crise identitaire, le cul entre deux chaises.
Né au Maroc, mes parents tous deux marocain, il
me fallait connaître au mieux ma double culture.
Dehors j’étais français, à la maison, marocain. Par
mes écrits je pense avoir fait la liaison des deux
cultures, ce qui m’a permis de mieux les vivres.
Comme une thérapie. Je n’avais plus à faire le
choix entre l’un ou l’autre.

Et finalement, votre parcours, quel fut-il ?

Ma vie de musicien ? J’ai jonglé ici et là tentant de
trouver la meilleure formule orchestrale, mais en
vain ! J’ai surtout joué seul tel un saltimbanque, à
travers tout le pays, accompagné de ma guitare et
mes textes. Les bistrots ont étaient mes endroits
d’expressions par excellence, le genre d’endroit
où l’on croise monsieur et madame tout le monde
(une bonne école).

Des personnes ont été déterminantes dans votre évolution ?

La personne qui a été déterminante, c’est mon paternel, qui m’a fait comprendre que tu n’as rien sans rien !
Mon échec scolaire ne m’as pas donné trop de choix, entre le travail dans le bâtiment en interim, ou la scène,
mon choix était vite fait.

La musique, c’est un amour de toujours ?

La musique, je fais partie des gens qui ne peuvent vivre sans. Elle coordonne mes joies, mes angoisses, mes humeurs, la vie quoi ! Dans l’enfance, on écoutait du traditionnel maghrébin, « Chtah ! Chtah ! Gbel ma y chethok ! » (Danse ! Danse ! Avant qu’on te fasses danser !). C’est l’interprétation que j’en ai fait, comme on dit :une fois piqué, c’est pour la vie ! Elle m’a aidé à m’adoucir, car à cette époque il fallait s’accrocher.

Quelqu’un en particulier vous l’a fait aimer ?

Mon grand frère ! Gamin, on jouais des percus avec la table, le torse, la tête du cousin, tout ce qui nous tombait entre les mains ... Chtah ! Chtah !!!

Quand avez-vous VRAIMENT commencé ?

A mes 18 ans le jour où j’ai quitté le cocon familial, ça m’a coûté 3ans sans sortir de chez moi, afin de créer mon univers.
Les thèmes et sonorités de votre musique sont empreints de soleil. Vous avez grandi loin de la France n’est-ce pas ? On ressent beaucoup d’authenticité dans vos chansons. Quels thèmes vous tiennent à coeur ?

Né à Taforalt au nord-est du Maroc, je suis arrivé en France en 79, mon père travaillait depuis 71, où il était venu en contrat comme ça se faisait beaucoup à cette époque-là. Son genre musical c’était le chäabi, le classique Egyptien, chleuh, le oujdi, tous ce qui lui rappeler là-bas !
Tous les ans, les 2 ans, on repartait dans notre ferme marocaine, ou l’on conservait au mieux et précieusement notre culture, notre identité.
La musique apaisait nos cœurs, comme une chose que personne ne peut te prendre, elle était l’oxygène à nos maux d’immigrés.
Le thème qui me tient à cœur, c’est bien sûr l’Amour, mais aussi le Respect, le Choix et j’espère la PAIX entre tous les hommes.

Taforalt, c’est un village au nord-est du Maroc. Vous y avez grandi ? Dans la chanson du même nom, ce sont des souvenirs d’enfance que vous évoquez ?

Taforalt, c’est le petit village qui m’a vu naître, mais c’est surtout chez moi, l’endroit où je ne me pose pas la question de savoir si je dérange ou autre.
Cette chanson je l’ai construite en pensant qu’un jour je percerai le secret de ma réelle identité.
Fais-moi danser ! Fais-moi rêver ! La chanter pour moi c’est exister !
Ma famille mon sang, sont de Taforalt, ce ne sont pas que des souvenirs d’enfance, c’est ce qui m’a fait et qui me tient.

De quels instruments jouez-vous en dehors de la guitare qui vous suit partout ?

J’aime jouer de la gasbah, une sorte de flûte orientale, mais surtout des percussions, la derbouka, les karkabou, le bendir, un peu de guembri quand j’arrive à l’accorder, une sorte de basse gnawi.
Je reste ouvert à la découverte, je me suis mis aux percussions brésiliennes, le pandeiro, les surdo, le rocca...etc.
La musique est un univers sans fin, une vie ne suffit pas !

D’une voix lointaine et mélodieuse, vous oscillez entre langue française et langue arabe. Y’en a t-il une dans laquelle vous vous sentez le plus à l’aise ?

Sans réfléchir je dirais l’arabe, mais la différence c’est qu’en français on peut aller plus loin dans les mots.
Enfin ce n’est pas comparable si ce n’est que l’arabe est plus accessible à chanter, plus malléable.

Vous avez une plume bien aiguisée. Vous écrivez seul ? Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez?

En majeur parti j’écris seul. Quelques titres tel que F’had denya, que j’ai mise en chanson, écrite avec mon cousin Rachid. Il m’a donné les grandes lignes de son périple, sa vision du monde.
Pour moi écrire, il n’y a pas vraiment de règle, ça me tombe dessus comme ça, comme des souvenirs enfouis qui ont besoin de sortir. Et d’autres fois, c’est la guitare qui m’aide, à partir d’accords enchaînés, l’émotion me guide et m’emmène jusque des sujets qui me semblent appropriés.
Par exemple, M’dame Carmier, allez comprendre ! Je l’ai écrite dans l’avion entre Oujda et Orly sans guitare à côté d’un ancien qui priait sans cesse par peur de s’écraser et Thé à la menthe à partir d’accords un après midi chez moi où je m’ennuyais à mourir.

Un souvenir de scène qui vous a marqué ?

Comment faire le choix ?
Le jour ou une femme a éclaté en sanglot sur un des titres, elle m’a dit qu’elle s’y retrouvait, qu’elle avait une histoire similaire. La chanson Ya Mouimti parlait d’un fils qui s’adresse à sa mère restée là-bas. Ca m’a fait quelque chose, elle était inconsolable. Après ça j’ai arrêté de la chanter en me disant que mon but n’était pas de déprimer les gens.
C’était à la fête de l’huma en première partie de Idir.

Quels artistes vous ont influencés au cours de votre évolution ?

Raïna raï, Gnawa diffusion, Farid el Ätrach, Nougaro...etc.. Toutes ces musiques qui vous prennent, vous transportent ailleurs.

Vous faites des portraits, évoquez des souvenirs, les imagez... On sent que vous aimez raconter des histoires dans vos chansons. Je me trompe ?

J’essaie de mettre l’interlocuteur en situation afin qu’on fasse le voyage ensemble le temps de celle-ci. Parfois des gens se retrouvent dans mes histoires. Et puis ça reste des histoires vraies, des souvenirs d’enfance qui
m’ont marqué.

Quels sont vos projets à venir ?

Sortir plusieurs albums Taforalt, dont le premier arrive pour les beaux jours 2013, si le 21 décembre n’a pas raison de nous ! Partir en tournée sur les routes, découvrir ce monde dans lequel on vit et connaître le bonheur
partagé tout simplement.

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